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vendredi, novembre 16 2007

Chili: Cinq compagnies pétrolières vont explorer le détroit de Magellan

Chili: Cinq compagnies pétrolières vont explorer le détroit de Magellan

SANTIAGO - Cinq compagnies pétrolières, dont la française Total, se lancent a la recherche de gaz et de pétrole dans le détroit de Magellan à l'extrême sud du Chili, apprend-on jeudi auprès du ministere des mines à Santiago.

Les cinq entreprises, Total (France), Apache Corporation (Canada), Pan-American Energy LLC (Etats-Unis), Greymouth Petroleum Holding Limited (Nouvelle Zélande), et le consortium IPR-Manas (Etats-Unis-Suisse), qui ont obtenu des concessions, devraient investir 267 millions de dollars dans la phase d'exploration.

Les contrats entre l'Etat et les compagnies pétrolières devraient être signés en juin ou juillet, a indiqué la ministre des mines, Karen Poniachik, fixant un délai maximum de six mois pour commencer l'exploration des neuf concessions.

Le Chili, un pays en pleine croissance économique (environ 7% par an), doit importer de grosses quantités d'hydrocarbures et affronte une pénurie de gaz naturel depuis plusieurs années. Pour faire face à ses besoins en énergie le Chili va construire deux terminaux méthaniers dans les prochaines années afin d'importer du LNG.

TOTAL

(©AFP / 16 novembre 2007 06h59)

jeudi, novembre 15 2007

Deux déserteurs de l'armée américaine se voient refuser l'asile au Canada


OTTAWA - La Cour suprême du Canada a rejeté jeudi la requête de deux déserteurs de l'armée américaine qui demandent le statut de réfugié au Canada, pays où ils se sont exilés après avoir refusé de servir en Irak.

Jeremy Hinzman, 28 ans, avait demandé l'asile au Canada en janvier 2004 après avoir refusé de combattre sous la bannière de l'armée américaine en Irak, jugeant cette guerre "illégale".

Son compatriote Brandon David Hughey, 22 ans, s'était lui aussi réfugié au Canada après avoir refusé de servir en Irak.

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Le pétrole se replie à New York après une hausse inattendue des stocks us

NEW YORK - Le baril de brut est reparti à la baisse jeudi au lendemain d'un fort rebond, perdant environ un dollar après une hausse inattendue des réserves de brut américaines.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a perdu 66 cents pour clôturer à 93,43 dollars.

Il a environ cédé près de 6 dollars par rapport à son record historique établi à 98,62 dollars à New York la semaine dernière.

Sur l'Intercontinental Exchange de Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre (dernier jour de cotation de ce contrat) a perdu 32 cents à 90,94 dollars.

Orientés légèrement à la baisse à l'ouverture, les cours ont rapidement battu en retraite après la publication du rapport hebdomadaire du département américain de l'Energie (DoE), faisant le point sur l'état des stocks du premier consommateur d'énergie mondial.

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Pétrole: l'Irak ne veut pas d'accords de coproduction avec des étrangers

RYAD - Le ministre du Pétrole irakien a laissé entendre jeudi que son pays n'avait pas besoin d'accords de coproduction avec des sociétés étrangères pour augmenter son offre de pétrole, et a menacé celles qui traitent directement avec les Kurdes du Nord de l'Irak sans passer par Bagdad.

"Pour l'instant, l'Irak n'a pas besoin d'accords de coproduction pour développer" son offre pétrolière, a déclaré Hussein al-Chahristani à Ryad, à l'avant-veille du troisième sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ajoutant que son pays "[exportait] à présent deux millions de barils par jour" (mbj).

L'Irak évalue sa production actuelle de pétrole à un peu moins de 2,5 mbj et ambitionne de la porter à 3,5 mbj à la fin 2009. Membre de l'Opep, le pays n'est toutefois pas soumis au système des quotas.

Par ailleurs, en réaction à la signature par le gouvernement de la région autonome du Kurdistan de sept contrats pétroliers avec des compagnies étrangères, le ministre irakien a voulu décourager les groupes pétroliers de contourner les autorités de Bagdad.

"Toute compagnie qui a signé des contrats sans l'approbation des autorités fédérales irakiennes n'aura plus l'occasion de travailler avec le gouvernement irakien", a-t-il prévenu.

"Ces contrats ne sont pas passés par le gouvernement irakien, nous avertissons ces compagnies qu'il y aura des conséquences (...) L'Irak ne permettra pas qu'on exporte son pétrole à moins que ces contrats aient été signés avec son gouvernement" fédéral, a-t-il insisté.

(©AFP / 15 novembre 2007 11h40)

mardi, novembre 13 2007

Les prix élevés du brut ont commencé à la freiner demande mondiale

Paris (AWP/AFX) - L'Agence internationale de l'Energie (AIE) estime que la récente flambée des prix du pétrole, qui ont frôlé 100 dollars le baril la semaine dernière, commence à peser sur la demande mondiale, pour laquelle elle revoit en baisse ses prévisions.

Dans son rapport mensuel paru mardi, l'AIE revoit à la baisse de 0,5 million de barils par jour (mbj) sa prévision de demande pour le quatrième trimestre, et table désormais sur une demande mondiale de 85,7 mbj pour 2007 (+1,2% par rapport à 2006) contre 85,9 mbj lors du précédent rapport.

Pour 2008, elle table désormais sur 87,7 mbj (+2,3% sur un an) contre 88 mbj auparavant.

«Il y a des signes forts qui montrent que les prix élevés (du pétrole) pèsent sur la demande, ce qui, combiné à une hausse de la production en provenance d'Arabie Saoudite, du Nigeria et d'Irak, a empêché les prix de monter plus haut», estime l'AIE, qui dépend de l'OCDE et défend les intérêts des pays consommateurs.

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vendredi, octobre 12 2007

Haïti: 23 morts dans des inondations dues à de fortes pluies

Vingt-trois personnes sont mortes ces derniers jours à Cabaret, près de Port-au-Prince, dans des inondations survenues en Haïti à la suite de pluies diluviennes, a annoncé vendredi à l'AFP le ministre haïtien de l'Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé.

Les corps de ces 23 personnes ont été découverts jeudi dans cette localité située à 35 kilomètres au nord de Port-au-Prince, a indiqué le ministre. "Ce bilan est encore provisoire, il y a une dizaine de personnes portées disparues parmi les victimes, nous comptons également des bébés", a-t-il ajouté.

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lundi, octobre 8 2007

Cécilia Sarkozy

Cécilia Sarkozy (née Cecilia María Sara Isabel Ciganer Albéniz, le 12 novembre 1957 à Boulogne-Billancourt) est l'épouse de Nicolas Sarkozy,Président de la République française, et par conséquent première dame de France.

Biographie
D'origine juive, son père, André Ciganer, né à B?l?i (Moldavie) en 1898, est issu d'une famille de gros propriétaires terriens fuyant les Soviétiques. Il quitte son pays aux environs de 12-13 ans et parcourt l'Europe avec un passeport d'apatride. Il rencontre en Espagne et épouse la future mère de Cécilia Sarkozy, Teresita (dite Diana) Albeniz, fille d'ambassadeur espagnol et petite-fille du compositeur Isaac Albéniz. Il se lie d'amitié avec Joseph Kessel et s'installe à Paris dans les années 1940, comme fourreur.

Cécilia Sarkozy a trois frères aînés :

Patrick Ciganer est citoyen américain, et travaille dans une unité de gestion financière de la NASA.
Christian Ciganer est consultant (Framatome, Axa, Groupe Lagardère, Crédit Foncier de France, Accor, Aurel Conseil, etc.), et a été mis en cause dans l'affaire de la vente de la salle Pleyel[1].
Ivan Antoine Ciganer est directeur des ventes de Movistar Pérou, conseiller au commerce extérieur de la France et président de la Chambre de commerce franco-péruvienne.

Par ailleurs, elle est la cousine de l'actuel maire de Madrid, Alberto Ruiz-Gallardón[2].

Enfant, elle souffre de problèmes cardiaques qui retardent sa croissance. Elle est opérée à cœur ouvert à l'âge de 13 ans, et rattrape ensuite rapidement son retard de croissance (elle mesure maintenant 1,78 m).

Tout en suivant des études de piano (elle obtient un premier prix de piano au Conservatoire), Cécilia obtient son baccalauréat B après treize années à l'Institut de l'Assomption, rue de Lübeck, et entame des études de droit à l'Université Paris II Assas. À l'époque, elle vit de petits boulots, travaille dans la communication, devient mannequin cabine chez Schiaparelli. Elle abandonne finalement le droit et devient attachée parlementaire de René Touzet, sénateur de l'Indre (Gauche démocratique) et ami de son frère.

Elle rencontre puis épouse le 10 août 1984 Jacques Martin (1933-2007), l'animateur vedette de Dimanche Martin et de L'École des fans. Son témoin de mariage est Conrada de La Brosse, épouse de François de La Brosse. Ce mariage a eu lieu à la mairie de Neuilly-sur-Seine et a été célébré par son maire Nicolas Sarkozy. Elle cesse alors de travailler. Ils auront ensemble deux filles, Judith (née le 22 août 1984) et Jeanne-Marie (née le 8 juin 1987).

Elle quitte ensuite Jacques Martin pour rejoindre Nicolas Sarkozy, en compagnie de ses deux filles, âgées alors de six mois et deux ans et demi. Elle obtient le divorce en quatre mois (1989). Ultérieurement, une fois prononcé le divorce entre Nicolas Sarkozy et sa première épouse, Cécilia et Nicolas se marient, le 23 octobre 1996 à Neuilly. Ils ont un fils, Louis né le 28 avril 1997.

En mai 2005, en pleine campagne du référendum français sur la constitution européenne, elle n'apparaît plus aux côtés de son mari. Les médias français se font l'écho de la rumeur de problèmes conjugaux[3]. Ailleurs en Europe, des journaux comme Le Matin de Suisse romande et La Libre Belgique indiquent qu'elle est partie à New York et entretiendrait une liaison avec le directeur de Publicis Events, Richard Attias. Nicolas Sarkozy, selon la rumeur, aurait pendant cette période entretenu une relation suivie avec une journaliste du Figaro, Anne Fulda. En août 2005, on voit Cécilia Sarkozy à la une de Paris-Match avec Richard Attias. Nicolas Sarkozy attaque en justice Le Matin, qui diffuse quelques centaines d'exemplaires en France, pour « intrusion et atteinte à la vie privée » et obtient partiellement gain de cause.[4].

Patrick Balkany, un ami du couple, annonce dans le Parisien du 11 janvier 2006 que l'épouse est à nouveau auprès de Nicolas.

1er discours du Président Sarkozy

Mesdames et Messieurs,

En ce jour  où je prends officiellement mes fonctions de Président de la  République française, je pense à la France, ce vieux pays qui a traversé tant d’épreuves et qui s’est toujours relevé, qui a  toujours parlé pour tous les hommes et que j’ai désormais la lourde tâche de représenter aux yeux du monde.

 

Je pense à tous les Présidents de la Ve République qui m’ont précédé.

 

Je pense au Général De Gaulle qui sauva deux fois la République, qui rendit à la France sa souveraineté et à l’Etat sa dignité et son autorité.

 

Je pense à Georges Pompidou et à Valéry Giscard d’Estaing qui, chacun à leur manière, firent tant pour que la France entrât de plain-pied dans la modernité.

 

Je pense à François Mitterrand, qui sut préserver les institutions et incarner l’alternance politique à un moment où elle devenait nécessaire pour que la République soit à tous les Français.

 

Je pense à Jacques Chirac, qui pendant douze ans a œuvré pour la paix et fait rayonner dans le monde les valeurs universelles de la France. Je pense au rôle qui a été le sien pour faire prendre conscience à tous les hommes de l’imminence du désastre écologique et de la responsabilité de chacun d’entre eux envers les générations à venir.

 

Mais en cet instant si solennel, ma pensée va d’abord au peuple français qui est un grand peuple, qui a une grande histoire et qui s’est levé pour dire sa foi en la démocratie, pour dire qu’il ne voulait plus subir. Je pense au peuple français qui a toujours su surmonter les épreuves avec courage et trouver en lui la force de transformer le monde.

 

Je pense avec émotion à cette attente, à cette espérance, à ce besoin de croire à un avenir meilleur qui se sont exprimés si fortement durant la campagne qui vient de s’achever.

 

Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m’a confié et à cette exigence si forte qu’il porte en lui et que je n’ai pas le droit de décevoir.

 

Exigence de rassembler les Français parce que la France n’est forte que lorsqu’elle est unie et qu’aujourd’hui elle a besoin d’être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.

 

Exigence de respecter la parole donnée et de tenir les engagements parce que jamais la confiance n’a été aussi ébranlée, aussi fragile. Exigence morale parce que jamais la crise des valeurs n’a été aussi profonde, parce que jamais le besoin de retrouver des repères n’a été aussi fort.

 

Exigence de réhabiliter les valeurs du travail, de l’effort, du mérite, du respect, parce que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine et la condition du progrès social.

 

Exigence de tolérance et d’ouverture parce que jamais l’intolérance et le sectarisme n’ont été aussi destructeurs, parce que jamais il n’a été aussi nécessaire que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté mettent en commun leurs talents, leurs intelligences, leurs idées pour imaginer l’avenir.

 

Exigence de changement parce que jamais l’immobilisme n’a été aussi dangereux pour la France que dans ce monde en pleine mutation où chacun s’efforce de changer plus vite que les autres, où tout retard peut être fatal et devient vite irrattrapable.

 

Exigence de sécurité et de protection parce qu’il n’a jamais été aussi nécessaire de lutter contre la peur de l’avenir et contre ce sentiment de vulnérabilité qui découragent l’initiative et la prise de risque.

 

Exigence d’ordre et d’autorité parce nous avons trop cédé au désordre et à la violence, qui sont d’abord préjudiciables aux plus vulnérables et aux plus humbles.

 

Exigence de résultat parce que les Français en ont assez que dans leur vie quotidienne rien ne s’améliore jamais, parce que les Français en ont assez que leur vie soit toujours plus lourde, toujours plus dure, parce que les Français en ont assez des sacrifices qu’on leur impose sans aucun résultat.

 

Exigence de justice parce que depuis bien longtemps autant de Français n’ont pas éprouvé un sentiment aussi fort d’injustice, ni le sentiment que les sacrifices n’étaient pas équitablement répartis, ni que les droits n’étaient pas égaux pour tous.

 

Exigence de rompre avec les comportements du passé, les habitudes de pensée et le conformisme intellectuel parce que jamais les problèmes à résoudre n’ont été aussi inédits.

 

Le peuple m’a confié un mandat. Je le remplirai. Je le remplirai scrupuleusement, avec la volonté d’être digne de la confiance que m’ont manifesté les Français.

 

Je défendrai l’indépendance et l’identité de la France.

 

Je veillerai au respect de l’autorité de l’Etat et à son impartialité.

 

Je m’efforcerai de construire une République fondée sur des droits réels et une démocratie irréprochable.

 

Je me battrai pour une Europe qui protège, pour l’union de la Méditerranée et pour le développement de l’Afrique.

 

Je ferai de la défense des droits de l’homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l’action diplomatique de la France dans le monde.

 

La tâche sera difficile et elle devra s’inscrire dans la durée.

 

Chacun d’entre vous à la place qui est la sienne dans l’Etat et chaque citoyen à celle qui est la sienne dans la société ont vocation à y contribuer.

 

Je veux dire ma conviction qu’au service de la France il n’y a pas de camp. Il n’y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays. Il n’y a que les compétences, les idées et les convictions de ceux qui sont animés par la passion de l’intérêt général.

 

A tous ceux qui veulent servir leur pays, je dis que je suis prêt à travailler avec eux et que je ne leur demanderai pas de renier leurs convictions, de trahir leurs amitiés et d’oublier leur histoire. A eux de décider, en leur âme et conscience d’hommes libres, comment ils veulent servir la France.

 

Le 6 mai il n’y a eu qu’une seule victoire, celle de la France qui ne veut pas mourir, qui veut l’ordre mais qui veut aussi le mouvement, qui veut le progrès mais qui veut la fraternité, qui veut l’efficacité mais qui veut la justice, qui veut l’identité mais qui veut l’ouverture.

Le 6 mai il n’y a eu qu’un seul vainqueur, le peuple français qui ne veut pas renoncer, qui ne veut pas se laisser enfermer dans l’immobilisme et dans le conservatisme, qui ne veut plus que l’on décide à sa place, que l’on pense à sa place.

 

Eh bien, à cette France qui veut continuer à vivre, à ce peuple qui ne veut pas renoncer, qui méritent notre amour et notre respect, je veux dire ma détermination à ne pas les décevoir.

 

Vive la République !

Vive la France !

Qui est Nicolas Sarkozy (profil)

Je suis né à Paris il y a 52 ans, d'une mère française et d'un père qui a choisi la France lorsque son pays, la Hongrie, a été envahi par la Russie communiste. J'ai été élevé d'abord à Paris, puis à Neuilly où j'habite jusqu'à ce jour. Ma famille m'a enseigné les valeurs du gaullisme : l'amour de la France et le refus de la fatalité.

Après des études de droit et de sciences politiques, je suis devenu avocat à vingt-six ans. Pendant plus de vingt ans, j'ai exercé ce métier en plus de mes activités politiques. Il m'a permis de garder un contact quotidien avec la société française.

Je suis gaulliste depuis l'enfance, et c'est dans le parti gaulliste que j'ai toujours poursuivi ma carrière politique. J'étais encore un militant étudiant quand je fus élu conseiller municipal en 1977. Six ans plus tard, j'ai été élu maire de Neuilly. Je suis particulièrement fier d'avoir gardé la confiance des électeurs qui m'ont permis de servir à ce poste pendant dix-neuf ans. Parmi mes autres fonctions électives, j'ai été conseiller régional d'Ile-de-France, député à l'Assemblée Nationale et au Parlement européen et vice-président - puis, depuis 2004, président - du Conseil général des Hauts-de-Seine.

Je suis entré au gouvernement pour la premiére fois en 1993, comme ministre du budget et porte-parole du Premier ministre Edouard Balladur. Aprés la victoire de Jacques Chirac en 2002, je suis revenu au gouvernement comme ministre de l'intérieur, puis ministre des finances en 2004. Dans ces deux postes, j'ai voulu montrer qu'avec de la volonté, ce qu'on croyait hors d'atteinte peut redevenir possible. La présence policière a augmenté dans les rues françaises, l'augmentation de la délinquance a été stoppée, Alstom a été sauvé de la faillite, EDF et GDF ont ouvert leur capital et les prix de détail ont baissé dans la grande distribution.

Quand les militants de l'UMP m'ont élu à la tête du parti en novembre 2004, j'ai quitté le gouvernement. J'y suis revenu en mai 2005, à la demande de Jacques Chirac, comme ministre d'Etat, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire.

J'ai été marié deux fois et j'ai trois enfants. Pierre et Jean, les deux aînés, voteront pour la première fois cette année dans des élections présidentielles et législatives. Leur soutien, comme celui de ma femme Cécilia et de mon plus jeune fils Louis, me sera, dans les mois qui viennent, plus précieux que je ne peux le dire.

Les valeurs de Nicolas Sarkozy



Je crois, d'abord et avant tout, à la France et aux Français. Notre pays n'est pas seulement grand par son histoire : il est grand aussi par ses capacités. Les Français ont montré qu'ils savaient réussir dans le monde d'aujourd'hui. Ils font partie des peuples qui connaissent le mieux les autres pays du monde et qui y voyagent le plus. Ils se sont parfaitement adaptés à l'ère Internet. Ils ont créé des entreprises de premier ordre dans les domaines les plus pointus ; beaucoup de ces entreprises sont aujourd'hui des championnes mondiales. Enfin, malgré leurs différences, les Français ont toujours eu la générosité de ne pas abandonner à leur sort les plus faibles d'entre eux.

Je crois à la confiance et au respect de chacun. La France est pleine de talents qui ne parviennent pas à s'épanouir, parce qu'on ne leur fait pas confiance et qu'on ne leur donne pas le respect qu'ils méritent. Je veux que les talents des jeunes et des minorités soient respectés. Je veux que les femmes aient réellement les mêmes chances que les hommes. Je veux que ceux qui sont parvenus par eux-mêmes à l'excellence réussissent aussi bien que ceux qui ont fait les meilleures écoles à vingt ans.

Je crois au travail et à sa récompense. Dans une société juste, les distinctions entre les citoyens ne doivent pas dépendre de leur naissance, de la couleur de leur peau ou d'études lointaines : c'est le travail fourni qui doit être le critére de la réussite. Ceux qui veulent travailler plus doivent pouvoir gagner plus. Ils doivent pouvoir conserver le fruit de leurs efforts et l'utiliser pour préparer l'avenir de leur famille.

Je crois à la solidarité avec les plus faibles. Il peut arriver à chacun d'entre nous d'être, à un moment ou un autre, dans une situation difficile. La solidarité nationale doit continuer à jouer pour qu'une mauvaise passe ne se transforme pas en exclusion durable. Ceux qui veulent sortir de la précarité doivent pouvoir compter sur l'entier soutien de la communauté.

Je crois au pouvoir de la vérité. Les Français savent qu'il faut travailler plus, et non pas moins, pour s'enrichir. Ils savent qu'on ne pourra intégrer les immigrés qu'en contrôlant efficacement nos frontières. Ils savent bien, parce qu'ils en font l'expérience tous les jours, que notre droit du travail multiplie les obstacles à l'emploi et que notre Etat a besoin de réformes profondes. Ils savent que si on abaisse le niveau des diplômes, cela nuira aux élèves et aux étudiants au lieu de les aider. Enfin, ils savent que les délinquants ne cesseront de nuire que s'ils sont réprimés. Il faut avoir l'honnêteté de dire ces vérités pour pouvoir, ensuite, faire les réformes dont le pays a besoin.

Je crois au mouvement. Dans un monde qui change sans cesse, la France ne peut pas vouloir rester immobile. Nous devons améliorer notre éducation nationale, notre marché du logement, notre droit du travail, notre justice, notre fiscalité. Nous devons adapter nos institutions, en renforçant les contre-pouvoirs qui font la force d'une démocratie robuste. Nous devons rapprocher les discours politiques des préoccupations du peuple français. Il n'y a pas d'avenir à répéter les vieilles recettes qui ont toujours échoué.

Je crois à une France respectée dans le monde. Dans les années qui viennent, la France sera confrontée à des choix majeurs en politique internationale. Nous devrons poursuivre la construction de l'Europe dans le respect des peuples qui la composent. Nous devrons mieux prendre en compte l'émergence de nouvelles puissances : la Chine, l'Inde, la Russie, le Brésil. Enfin, nous devrons jouer tout notre rôle dans la lutte contre le terrorisme mondial. La France devra défendre ses intérêts dans un monde plus complexe, avec fermeté mais sans postures inutiles.

Je crois que tout peut devenir possible. Les Français veulent le changement et ont tous les atouts pour le construire. Les services publics réformés peuvent devenir des acteurs de ce mouvement. Avec l'appui de tous les Français, la promotion sociale, le droit à la propriété, une meilleure école pour les enfants, un meilleur salaire pour soi, une réelle égalité entre hommes et femmes, peuvent redevenir des objectifs atteignables pour chacun. Alors, les Français retrouveront le goût de vivre ensemble et la France sera, de nouveau, un exemple pour le monde.

samedi, octobre 6 2007

Nouvelle crise pour les Sarkozy?

Nouvelle crise pour les Sarkozy?

Les Français se demandent chaque jour un peu plus si le couple n'est pas en train de traverser une nouvelle tempête

Mais où est donc Cécilia? A chacune des apparitions publiques de Nicolas Sarkozy, tous les milieux politiques parisiens se posent la question, constatant l'absence de la première dame de France aux côtés de son mari.

Les rédactions des grands quotidiens et hebdomadaires français sont en ébullition. Ils se demandent chaque jour un peu plus si la femme du président de la République et son mari ne sont pas en train de traverser une nouvelle tempête, un an et demi après avoir failli se séparer.

Absente de Sofia
Très remarquée avant-hier, l'absence de Cécilia lors de la visite du président français à Sofia - capitale bulgare - a contribué à alimenter les folles rumeurs sur la réalité exacte du couple présidentiel.

S'il est bien un pays où l'épouse de Nicolas Sarkozy devait l'accompagner, c'était là-bas. On se souvient que Cécilia Sarkozy avait en effet joué un rôle important dans la libération des infirmières bulgares, le 2 juillet, en se rendant en Libye, où elles étaient détenues depuis huit ans.

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