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mercredi, juin 11 2008

Google, prix Prince des Asturies de la Communication

 

MADRID - Le groupe internet américain Google a remporté le prix Prince des Asturies de la Communication 2008, a annoncé mercredi le jury qui décerne cette récompense parmi les plus prestigieuses d'Espagne.

Ce prix, doté de 50.000 euros, sera officiellement remis en octobre au lauréat par l'héritier de la couronne espagnole, le Prince Felipe.

Google, "considéré comme le meilleur moteur de recherche de l'histoire de l'internet, permet à des millions d'utilisateurs à travers le monde d'accéder à un univers de connaissance et d'information de manière extrêmement rapide et organisé", a estimé le jury.

Sa création (en 1998) a représenté une "révolution dans l'accès à tous types de contenus", a précisé un communiqué publié mercredi.

Google, qui emploie près de 20.000 personnes, a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 16,6 milliards de dollars (10,7 milliards d'euros) et enregistré un bénéfice net de 4,2 milliards e dollars (2,7 milliards d'euros).

Le prix de la Communication avait été attribué l'an dernier aux revues scientifiques Science et Nature et l'année précédente à la revue National Geographic.

La candidature de Google l'a emporté sur 24 autres postulants, dont l'agence photo Magnum ou la télévision publique britannique BBC. Elle était notamment soutenue par l'ancien vice-président américain Al Gore, prix des Asturies 2007 de la Copération internationale.

La Fondation Prince des Asturies décerne chaque année huit prix: Communication et Humanités, Recherche scientifique et technique, Sciences sociales, Arts, Lettres, Coopération internationale, Concorde et Sports.

(©AFP / 11 juin 2008 12h55)

mercredi, décembre 19 2007

Les catastrophes naturelles ont fait plus de 20'000 morts en 2007


Catastrophes naturelles et techniques dans le monde ont provoqué cette année moins de décès qu'en 2006, tout en coûtant plus cher. Plus de 20'000 personnes ont ainsi péri lors d'événements ayant causé des dégâts pour 61 milliards de dollars, soit plus de 70 milliards de francs.


Sur ce total, les montants assurés ont représenté 25 milliards de dollars, en hausse de 36% par rapport à l'exercice précédent, a indiqué Swiss Re dans une étude Sigma. Malgré tout, ils demeurent inférieurs à la tendance générale observée ces dernières années par le numéro un mondial de la réassurance.

Le nombre de morts, en recul de 10'000 sur un an, s'explique principalement par les effets dévastateurs du cyclone Sidr en novembre au Bangladesh. A lui seul, il causé un cinquième des décès enregistrés avec plus de 4100 personnes passées de vie à trépas.

Dans le détail, les catastrophes naturelles ont généré une facture pour les assureurs dommages de plus de 22 milliards de dollars. Les catastrophes techniques, c'est-à-dire ayant une cause humaine (accidents d'avion, explosions ou incendies industriels), affichent des dégâts assurés supérieurs à 2 milliards.

samedi, novembre 17 2007

Le cyclone au Bangladesh a fait 1.723 morts, selon l'armée

DACCA - Le cyclone Sidr, qui a balayé jeudi soir le sud du Bangladesh, a fait 1.723 morts, selon un nouveau bilan officiel provisoire, a annoncé samedi un responsable de l'armée bangladaise, qui s'attend à davantage de tués.

"Le nombre de morts, pour l'instant, est de 1.723 et cela continue à augmenter", a annoncé le major Emdadul Islam, de la salle de contrôle de l'armée, qui recense les victimes du cyclone.

Le précédent bilan samedi soir faisait état de "1.595 morts confirmés", selon Salina Shahid, du ministère de la Gestion des catastrophes naturelles, qui craignait aussi un chiffre plus élevé.

Près de 48 heures après le passage dévastateur de Sidr, le gouvernement bangladais avait dit dès samedi matin redouter des "milliers de morts" avec la découverte de "milliers de cadavres dans les jours qui viennent" dans des zones dévastées et coupées du monde.

(©AFP / 17 novembre 2007 15h58)

jeudi, novembre 15 2007

Gaz: les Etats-Unis encouragent le Turkménistan à s'ouvrir au reste du monde

ACHKHABAD - Le Turkménistan doit diversifier ses partenaires dans le secteur énergétique, actuellement très dépendant de la Russie, a jugé jeudi à Achkhabad le ministre de l'Energie américain, Samuel Bodman.

"Renforcer sa sécurité énergétique est essentiel (...) De mon point de vue cela signifie avoir le choix, ce qui veut dire un réseau diversifié de partenaires et une nouvelle infrastructure", a déclaré le responsable américain lors de la conférence énergétique TIOGE-2007.

Il a notamment souligné que le Turkménistan avait "besoin de nouvelles voies d'exportation" pour son gaz afin d'attirer les investisseurs étrangers et qu'actuellement, il y avait de "grandes inquiétudes sur les capacités d'exportation" des hydrocarbures turkmènes.

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lundi, octobre 8 2007

1er discours du Président Sarkozy

Mesdames et Messieurs,

En ce jour  où je prends officiellement mes fonctions de Président de la  République française, je pense à la France, ce vieux pays qui a traversé tant d’épreuves et qui s’est toujours relevé, qui a  toujours parlé pour tous les hommes et que j’ai désormais la lourde tâche de représenter aux yeux du monde.

 

Je pense à tous les Présidents de la Ve République qui m’ont précédé.

 

Je pense au Général De Gaulle qui sauva deux fois la République, qui rendit à la France sa souveraineté et à l’Etat sa dignité et son autorité.

 

Je pense à Georges Pompidou et à Valéry Giscard d’Estaing qui, chacun à leur manière, firent tant pour que la France entrât de plain-pied dans la modernité.

 

Je pense à François Mitterrand, qui sut préserver les institutions et incarner l’alternance politique à un moment où elle devenait nécessaire pour que la République soit à tous les Français.

 

Je pense à Jacques Chirac, qui pendant douze ans a œuvré pour la paix et fait rayonner dans le monde les valeurs universelles de la France. Je pense au rôle qui a été le sien pour faire prendre conscience à tous les hommes de l’imminence du désastre écologique et de la responsabilité de chacun d’entre eux envers les générations à venir.

 

Mais en cet instant si solennel, ma pensée va d’abord au peuple français qui est un grand peuple, qui a une grande histoire et qui s’est levé pour dire sa foi en la démocratie, pour dire qu’il ne voulait plus subir. Je pense au peuple français qui a toujours su surmonter les épreuves avec courage et trouver en lui la force de transformer le monde.

 

Je pense avec émotion à cette attente, à cette espérance, à ce besoin de croire à un avenir meilleur qui se sont exprimés si fortement durant la campagne qui vient de s’achever.

 

Je pense avec gravité au mandat que le peuple français m’a confié et à cette exigence si forte qu’il porte en lui et que je n’ai pas le droit de décevoir.

 

Exigence de rassembler les Français parce que la France n’est forte que lorsqu’elle est unie et qu’aujourd’hui elle a besoin d’être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.

 

Exigence de respecter la parole donnée et de tenir les engagements parce que jamais la confiance n’a été aussi ébranlée, aussi fragile. Exigence morale parce que jamais la crise des valeurs n’a été aussi profonde, parce que jamais le besoin de retrouver des repères n’a été aussi fort.

 

Exigence de réhabiliter les valeurs du travail, de l’effort, du mérite, du respect, parce que ces valeurs sont le fondement de la dignité de la personne humaine et la condition du progrès social.

 

Exigence de tolérance et d’ouverture parce que jamais l’intolérance et le sectarisme n’ont été aussi destructeurs, parce que jamais il n’a été aussi nécessaire que toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté mettent en commun leurs talents, leurs intelligences, leurs idées pour imaginer l’avenir.

 

Exigence de changement parce que jamais l’immobilisme n’a été aussi dangereux pour la France que dans ce monde en pleine mutation où chacun s’efforce de changer plus vite que les autres, où tout retard peut être fatal et devient vite irrattrapable.

 

Exigence de sécurité et de protection parce qu’il n’a jamais été aussi nécessaire de lutter contre la peur de l’avenir et contre ce sentiment de vulnérabilité qui découragent l’initiative et la prise de risque.

 

Exigence d’ordre et d’autorité parce nous avons trop cédé au désordre et à la violence, qui sont d’abord préjudiciables aux plus vulnérables et aux plus humbles.

 

Exigence de résultat parce que les Français en ont assez que dans leur vie quotidienne rien ne s’améliore jamais, parce que les Français en ont assez que leur vie soit toujours plus lourde, toujours plus dure, parce que les Français en ont assez des sacrifices qu’on leur impose sans aucun résultat.

 

Exigence de justice parce que depuis bien longtemps autant de Français n’ont pas éprouvé un sentiment aussi fort d’injustice, ni le sentiment que les sacrifices n’étaient pas équitablement répartis, ni que les droits n’étaient pas égaux pour tous.

 

Exigence de rompre avec les comportements du passé, les habitudes de pensée et le conformisme intellectuel parce que jamais les problèmes à résoudre n’ont été aussi inédits.

 

Le peuple m’a confié un mandat. Je le remplirai. Je le remplirai scrupuleusement, avec la volonté d’être digne de la confiance que m’ont manifesté les Français.

 

Je défendrai l’indépendance et l’identité de la France.

 

Je veillerai au respect de l’autorité de l’Etat et à son impartialité.

 

Je m’efforcerai de construire une République fondée sur des droits réels et une démocratie irréprochable.

 

Je me battrai pour une Europe qui protège, pour l’union de la Méditerranée et pour le développement de l’Afrique.

 

Je ferai de la défense des droits de l’homme et de la lutte contre le réchauffement climatique les priorités de l’action diplomatique de la France dans le monde.

 

La tâche sera difficile et elle devra s’inscrire dans la durée.

 

Chacun d’entre vous à la place qui est la sienne dans l’Etat et chaque citoyen à celle qui est la sienne dans la société ont vocation à y contribuer.

 

Je veux dire ma conviction qu’au service de la France il n’y a pas de camp. Il n’y a que les bonnes volontés de ceux qui aiment leur pays. Il n’y a que les compétences, les idées et les convictions de ceux qui sont animés par la passion de l’intérêt général.

 

A tous ceux qui veulent servir leur pays, je dis que je suis prêt à travailler avec eux et que je ne leur demanderai pas de renier leurs convictions, de trahir leurs amitiés et d’oublier leur histoire. A eux de décider, en leur âme et conscience d’hommes libres, comment ils veulent servir la France.

 

Le 6 mai il n’y a eu qu’une seule victoire, celle de la France qui ne veut pas mourir, qui veut l’ordre mais qui veut aussi le mouvement, qui veut le progrès mais qui veut la fraternité, qui veut l’efficacité mais qui veut la justice, qui veut l’identité mais qui veut l’ouverture.

Le 6 mai il n’y a eu qu’un seul vainqueur, le peuple français qui ne veut pas renoncer, qui ne veut pas se laisser enfermer dans l’immobilisme et dans le conservatisme, qui ne veut plus que l’on décide à sa place, que l’on pense à sa place.

 

Eh bien, à cette France qui veut continuer à vivre, à ce peuple qui ne veut pas renoncer, qui méritent notre amour et notre respect, je veux dire ma détermination à ne pas les décevoir.

 

Vive la République !

Vive la France !