De nombreux Grecs ont pris d'assaut les banques. Ils souhaitaient
bénéficier des indemnités accordées par les pouvoirs publics après les dégâts
provoqués par les violents incendies, alors que les critiques sur cette méthode
sont nombreuses.
Selon le système mis en place, tout Grec peut obtenir sur le champ un
dédommagement de 3000 euros (4928 francs) en présentant une pièce d'identité et
en signant une déclaration de dégâts sur l'honneur, accompagnée d'une
attestation des pompiers ou de la police. Ceux dont les maisons ont été touchées
reçoivent 10'000 euros (16'426 francs).
Un porte-parole du gouvernement a déclaré que la véracité des formulaires
serait vérifiée "plus tard", mais les opposants à ce système affirment qu'il
ouvre la porte à des fraudes massives. Le Premier ministre Costas Caramanlis,
accusé dans un premier temps d'avoir manqué de réactivité face au drame, a
justifié cette mesure d'urgence.
Pour la seule journée de mercredi, les banques ont accordé plus de 24
millions d'euros (39,41 millions de francs) de dédommagement à plus de 7000
personnes, selon les autorités. Le gouvernement conservateur espère montrer sa
capacité à réagir vite à moins d'un mois des élections législatives
anticipées.
Le parti au pouvoir Nouvelle-démocratie (ND) reste en tête selon quatre
enquêtes réalisées par différents médias, mais la formation de M. Caramanlis est
au coude-Ã -coude avec l'opposition socialiste.
Les incendies coûteront au total au moins 1,2 milliard d'euros (1,97 milliard
de francs) au pays, a confié à Reuters un membre du gouvernement grec. Athènes
envisage de faire appel à l'aide d'urgence de l'Union européenne. La solidarité,
y compris de la diaspora grecque, a permis de récolter 38 millions d'euros (62,4
millions de francs) de dons privés.
(ats / 30 août 2007 19:48)