Pétrole: rôle du dollar débattu à Ryad
Par actualité mondiale le samedi, novembre 17 2007, 17:44 - Pétrole - Lien permanent
Le sommet de Ryad, regroupant les chefs d'Etat de
l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), ouvre samedi. Les
dirigeants y tenteront d'aplanir leurs divergences sur le rôle du dollar dans
l'économie pétrolière mondiale.
Les dirigeants des pays de l'Opep doivent entamer leur
réunion dans la capitale saoudienne vers 16h30 GMT et celle-ci doit se
poursuivre dimanche. D'importantes mesures de sécurité ont été déployées à Ryad
pour accueillir les participants à la rencontre.
Le sommet de Ryad n'est que le 3e dans l'histoire de
l'Opep, organisation fondée en 1960. Le premier avait eu lieu à Alger en 1975 et
le deuxième à Caracas en 2000.
Réunion préparatoire difficile
Le sommet a été précédé d'une réunion préparatoire des
ministres du Pétrole, de l'Economie et des Affaires étrangères des pays membres.
Ceux-ci ont indiqué qu'aucune décision sur une augmentation de la production de
l'Opep ne devait être attendue à Ryad.
Lors de la dernière réunion en septembre à Vienne, l'Arabie Saoudite avait poussé ses partenaires à accepter de pomper un demi million de barils supplémentaires dès le 1er novembre. Elle l'avait emporté sur l'Iran et le Venezuela, opposés à toute hausse.
Lors de la dernière réunion en septembre à Vienne, l'Arabie Saoudite avait poussé ses partenaires à accepter de pomper un demi million de barils supplémentaires dès le 1er novembre. Elle l'avait emporté sur l'Iran et le Venezuela, opposés à toute hausse.
Les effets du dollar
L'Opep a affiché vendredi ses divisions sur les
conséquences pour ses membres de la dépréciation du dollar, l'opposition entre
Iraniens et Saoudiens sur cette question illustrant plus généralement les
divisions entre pro et antiaméricains au coeur du cartel.
Dans une proposition écrite aux autres membres de l'Opep, le ministre des affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, a demandé que "la dépréciation continue du dollar" soit incluse dans le communiqué final, qui sera publié à l'issue du sommet de l'Opep. Mais le secrétaire général de l'Opep Abdallah el-Badri a affirmé que "le dollar ne sera pas dans le communiqué final" du sommet.
Dans une proposition écrite aux autres membres de l'Opep, le ministre des affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, a demandé que "la dépréciation continue du dollar" soit incluse dans le communiqué final, qui sera publié à l'issue du sommet de l'Opep. Mais le secrétaire général de l'Opep Abdallah el-Badri a affirmé que "le dollar ne sera pas dans le communiqué final" du sommet.
Téhéran marque un point
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad avait répété
avant de s'envoler pour Ryad que la faiblesse du dollar «affectait les pays
producteurs». Depuis le début de l'année, l'Iran ne vend plus son pétrole en
dollars mais en euros et, selon des responsables de la délégation iranienne Ã
Ryad, le basculement est maintenant achevé quasiment à 100%.
L'intérêt est double. Les Iraniens ripostent aux sanctions financières des Etats-Unis. D'autre part, leurs revenus du pétrole augmentent puisque le dollar baisse face à la monnaie unique européenne (il a perdu près de 25% en deux ans).
L'Irak sous Saddam Hussein avait commencé un processus similaire, interrompu par la chute du régime en 2003 après la guerre lancée contre lui par les Américains. Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui ne cesse de dénoncer l'hégémonie américaine, s'intéresse de très près à l'initiative iranienne.
L'intérêt est double. Les Iraniens ripostent aux sanctions financières des Etats-Unis. D'autre part, leurs revenus du pétrole augmentent puisque le dollar baisse face à la monnaie unique européenne (il a perdu près de 25% en deux ans).
L'Irak sous Saddam Hussein avait commencé un processus similaire, interrompu par la chute du régime en 2003 après la guerre lancée contre lui par les Américains. Le président vénézuélien Hugo Chavez, qui ne cesse de dénoncer l'hégémonie américaine, s'intéresse de très près à l'initiative iranienne.
Débats à huis-clos
Les débats entre chefs d'Etat de l'Opep doivent avoir
lieu à huis-clos. Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et Hugo Chavez
pourront ainsi remettre le sujet sur la table, cette fois-ci en toute
discrétion.
Les membres actuels de l'Opep sont l'Algérie, l'Angola, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Indonésie, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, le Qatar et le Venezuela. Ils devront aussi lors du sommet réintégrer l'Equateur, qui avait quitté l'organisation en 1992.
ats/afp/bri
Les membres actuels de l'Opep sont l'Algérie, l'Angola, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Indonésie, l'Iran, l'Irak, le Koweït, la Libye, le Nigeria, le Qatar et le Venezuela. Ils devront aussi lors du sommet réintégrer l'Equateur, qui avait quitté l'organisation en 1992.
ats/afp/bri
