L'Occident veut convaincre Achkhabad de construire un gazoduc sous la mer Caspienne, contournant la Russie, soulignant que cela permettrait aux Turkmènes de vendre leur gaz plus cher, alors qu'actuellement ils dépendent de la Russie et des gazoducs traversant ce pays pour leurs exportations.

La Russie achète le gaz de cette ex-république soviétique d'Asie centrale (pour 100 dollars les 1.000 mètres cubes) qu'elle revend ensuite en Europe pour le double de ce prix.

"On est à un moment crucial dans l'histoire de ce pays, un (moment) qui apporte au gouvernement de nouvelles opportunités clé pour améliorer la vie de ses citoyens", a estimé M. Bodman.

Il s'est dès lors réjoui du fait que le président turkmène Gourbangouly Berdymoukhamedov "étudiait toutes les possibilités" de nouveaux gazoducs.

Pays fermé mais regorgeant de gaz, le Turkménistan, fait l'objet de toutes les attentions depuis le décès en décembre 2006 du président autocrate Saparmourat Niazov, dont le successeur multiplie les signes d'ouverture vis-à-vis des investisseurs étrangers et notamment de l'Occident.

(©AFP / 15 novembre 2007 11h54)