L'envolée des prix de l'or noir affecte non seulement la demande mais l'économie des pays consommateurs, à la fois du côté de la consommation et des bénéfices des entreprises, souligne l'AIE, qui met ainsi les pays producteurs d'or noir en garde contre un cercle vicieux, à quelques jours du troisième sommet de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), samedi et dimanche à Ryad.

Il est toutefois trop tôt pour dire si la baisse de demande attendue «est permanente», précise le rapport, d'autant qu'il est «peu probable que les prix élevés altèrent la tendance de la demande en Chine», tout comme au Moyen Orient, deux régions qui représentent «deux tiers de la hausse de la demande mondiale».

Par ailleurs, l'AIE note une nette augmentation de 1,4 mbj de l'offre mondiale au mois d'octobre, alors que «les interruptions de production dans les pays non-Opep ont diminué tandis que les livraisons en provenance de l'Opep augmentaient».

L'Opep a donc commencé à mettre en oeuvre la hausse de sa production décidée lors de sa réunion du 11 septembre avant la date prévue: les dix pays du cartel obéissant au système des quotas (l'Irak et l'Angola en sont exclus) avaient décidé d'augmenter leur production de 0,5 mbj à 27,25 mbj à partir du 1er novembre, or leur production atteignait 27,15 mbj dès octobre.

afx/rp

(AWP/13 novembre 2007 10h45)