La faiblesse historique du dollar face à l'euro donne un coup de fouet aux exportations américaines et à l'inverse pénalise celle des pays européens.

Le président a également indiqué qu'il essayerait de convaincre les autorités chinoises de laisser leur monnaie se réévaluer, lors de son voyage en Chine du 25 au 27 novembre.

"Je vais aller en Chine et je leur dirais vous avez une réussite tellement spectaculaire (...) vous n'avez pas besoin d'avoir une monnaie si dévaluée pour gagner", a déclaré le président français, devant un parterre d'hommes d'affaires français et américains.

M. Sarkozy va expliquer aux autorités chinoises qu'un yuan dévalué "ce n'est même pas utile, cela crée les conditions d'un déséquilibre et au fond ce déséquilibre vous concernera".

Ces déclarations feront plaisir non seulement aux milieux d'affaires américains mais aussi à l'administration du président Bush, qui n'ont de cesse de faire pression sur Pékin pour qu'il laisse la valeur du yuan augmenter par rapport au billet vert.

Les américains estiment que c'est en partie la faiblesse du yuan qui est responsable de l'énorme déficit commercial dont souffrent les Etats-Unis avec la Chine. Ce déficit s'est élevé à 232 milliards de dollars l'année dernière.

Le président français a également appelé à une concurrence commerciale loyale entre l'Europe et les Etats-Unis, évoquant clairement les relations difficiles entre les constructeurs aéronautiques américain Boeing et européen Airbus.

Airbus, dont une bonne partie des dépenses sont en euro a en revanche des recettes en dollars et sa compétitivité pâtit donc grandement de la chute du billet vert. Les deux groupes s'affrontent également devant l'Organsiation mondiale du commerce (OMC) l'un accusant l'autre de bénficier d'aides publiques indues.

"On veut se battre à armes égales, on ne veut pas plus que vous, on veut autant", a déclaré M. Sarkozy, ajoutant: "On veut se battre à la loyale avec des règles du jeu connues de tout le monde".

(©AFP / 06 novembre 2007 23h09)