La vie chère plombe Nicolas Sarkozy
Par actualité mondiale le vendredi, août 31 2007, 04:09 - France - Lien permanent
Les Français acceptent de se faire mener à la baguette, à la seule condition qu’elle ne soit pas trop onéreuse. Alors, lorsque le prix du pain, comme celui du lait, grimpe, nos voisins peinent à faire confiance à Nicolas Sarkozy en matière de lutte contre la vie chère. Dans les deux derniers excellents sondages qui couronnent la popularité du président de la République, à peine plus d’un quart (28%) d’entre eux approuvent sa politique de relance du pouvoir d’achat.
Car Nicolas Sarkozy, pour libérer une croissance qui stagne, s’est d’abord attaqué à la demande. Notamment par le biais de son paquet défiscalisateur (heures supplémentaires, accès à la propriété, successions, bouclier fiscal). Une mesure chère, entre 13 et 16 milliards d’euros, plombée d’emblée par les mauvais chiffres de l’économie française, notamment en matière d’exportations. Et qui empêche la France de respecter ses engagements européens en matière d’endettement et de déficit.
«Il est donc temps de s’occuper de l’offre», plaide Laurence Parisot, la charismatique patronne du Medef. Entre 2000 et 2007, la production française a nettement moins augmenté (7%) que les importations (57%) ou la consommation (19%). Pour parler, hier, de la deuxième phase de son plan économique, Nicolas Sarkozy a choisi l’université d’été du plus puissant syndicat patronal. Une première pour un président de la République. Dans une ambiance électrique, puisqu’on avait trouvé trois engins incendiaires sur les lieux en début de semaine. Le Medef s’élève notamment et surtout contre le taux de prélèvements obligatoires des entreprises (17,8%), l’un des plus élevés du continent. Mais sa présidente se veut aussi une chaude partisane de l’élévation de l’âge de la retraite, ou de l’instauration d’une TVA sociale qui débarrasserait les entreprises d’une partie de leurs charges.
